Les pouvoirs publics français et le rapatriement des harkis en 1961-1962
Résumé On accuse souvent le gouvernement et les négociateurs d’avoir négligé la question de l’accueil des harkis, et le ministre des Affaires algériennes d’avoir sciemment refoulé ceux qui s’étaient embarqués en dehors du plan prévu par les autorités. Les archives justifient une réponse plus nuancé...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2004
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Résumé
On accuse souvent le gouvernement et les négociateurs d’avoir négligé la question de l’accueil des harkis, et le ministre des Affaires algériennes d’avoir sciemment refoulé ceux qui s’étaient embarqués en dehors du plan prévu par les autorités. Les archives justifient une réponse plus nuancée. Le gouvernement n’a pas imaginé l’importance des flux, qui s’ajoutent à ceux des pieds noirs, aussi sous-évalués, et il craint les désordres. Les décisions prises l’ont été collectivement, par les ministres responsables et sous l’autorité indiscutée du chef de l’État qui campe sur le respect des accords d’Évian et de ses garanties. Il y a une évolution dans les dispositions gouvernementales après le 18 mars : à l’optimisme des premiers temps (avril-mai) succède une période de débordement et les instructions sont plus rigoureuses (juin). Au cours de l’été, parallèlement aux pressions sur les autorités algériennes et en dépit des objurgations du général de Gaulle, l’accueil des harkis se poursuit. Ce sont ces demandes massives, supérieures aux prévisions, qui dépassent les autorités françaises et les capacités d’accueil, qui donnent à cette question sa dimension dramatique.
|
|---|