Dosse François, La marche des idées. Histoire des intellectuels, histoire intellectuelle, Paris, La Découverte, coll. « Armilaire », 2003, 354 p., 24 €
Résumé Penseurs islamiques et islamistes élaborent aujourd’hui un discours plus moral que politique sur l’ordre islamique idéal. En distinguant avec force les droits de Dieu, intangibles et irrévocables, des droits de l’homme, flexibles et modulables, ils opèrent bien la distinction entre sacré et...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2004
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Résumé
Penseurs islamiques et islamistes élaborent aujourd’hui un discours plus moral que politique sur l’ordre islamique idéal. En distinguant avec force les droits de Dieu, intangibles et irrévocables, des droits de l’homme, flexibles et modulables, ils opèrent bien la distinction entre sacré et profane. En s’éloignant de l’idéal du califat et en faisant leurs, à travers la notion de shura (consultation), les normes et les mécanismes de la démocratie représentative, ils s’ouvrent à l’espace de la pensée politique contemporaine. Mais en assimilant les gestes du politique (l’acte de voter, la responsabilité de l’intérêt général dévolue au croyant-citoyen) à des obligations religieuses, ils gardent encore un pied dans une « théodémocratie » idéale, soustraite aux conflits entre intérêts opposés. Ils n’ont pas encore achevé le passage au politique comme mode de régulation des passions humaines et des oppositions entre groupes sociaux. Reconnaître l’inachèvement de la gestion de la cité sur ce mode serait détruire leur projet de reconstruire une communauté idéale unifiée par l’adhésion aux normes prescrites et négociées par la shari’a.
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