De retour dans les rythmes du monde

Résumé L’islamisation a trop systématiquement été analysée sur les deux registres du repli identitaire et de la politisation du religieux. Avec le temps, la dynamique d’islamisation s’affranchit de la tutelle des groupes islamistes et, avec elle, de sa surdétermination par des logiques identitaires...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
主要な著者: Tammam, Husam, Haenni, Patrick
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2004
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Résumé L’islamisation a trop systématiquement été analysée sur les deux registres du repli identitaire et de la politisation du religieux. Avec le temps, la dynamique d’islamisation s’affranchit de la tutelle des groupes islamistes et, avec elle, de sa surdétermination par des logiques identitaires. Le microscope de l’anthropologue est utile à sa compréhension. Il permet de sérier les trajectoires des motifs qui ont balisé la petite histoire de l’islamisation : le foulard, les conceptions de la bienfaisance, les styles de la prédication et, sujet de cet article, les hymnes et styles musicaux nouvellement constitués en s’indexant sur l’islam. Révolutionnaires dans les années 1970, on passe progressivement, du jihâd à la romance et les groupes se professionnalisent. Un nouveau genre apparaît : la « chanson islamique ». Deux trajectoires alors se font écho : la banalisation des groupes (ex)islamistes et l’islamisation concomitante des chanteurs de la pop arabe contemporaine. L’heure est à la dépolarisation, aux logiques de marché, au plaisir et, sur le plan du contenu, « l’art propre » l’emporte sur « l’art engagé ».