Les exploitants des salles de cinéma lyonnaises

Résumé Si les premières exploitations sédentaires, apparues en 1905, ont cherché à se démarquer du cinéma forain en se constituant un public plutôt aisé, l’identité des exploitants recoupe très rapidement la diversité sociale de la population urbaine. Entre 1910 et 1929, les propriétaires des salle...

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Autore principale: Chaplain, Renaud
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2003
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Résumé Si les premières exploitations sédentaires, apparues en 1905, ont cherché à se démarquer du cinéma forain en se constituant un public plutôt aisé, l’identité des exploitants recoupe très rapidement la diversité sociale de la population urbaine. Entre 1910 et 1929, les propriétaires des salles de cinéma, dont la propagation a atteint la plupart des quartiers populaires dés 1914, sont majoritairement de petits indépendants provenant des professions les plus diverses. La pluriactivité, l’importance de la famille et une très forte instabilité caractérisent pendant ces années la gestion d’un cinéma, analogue en cela à n’importe quel autre petit commerce. Les exceptions que constituent les directeurs des grandes salles du centre-ville sont à l’image de l’inégale circulation des films dans l’espace lyonnais et laissent entrevoir une possible différenciation sociale dans la pratique du cinéma. Avec l’apparition du parlant, le secteur de l’exploitation se professionnalise, des salles imposantes ouvrent dans les quartiers populaires, mettant en péril les petits exploitants. Ces derniers, tributaires de l’éclatement des publics, survivent par une spécialisation de leur programmation.