La mémoire des « patries inoubliables »
Résumé Plus d’un million de Grecs d’Asie Mineure et de Thrace orientale sont venus se réfugier en Grèce au début du 20e siècle, victimes d’un « génocide » revendiqué. Quarante ans après leur installation, leurs associations, avec l’aide de l’État grec, ont entrepris la construction de monuments com...
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| Hoofdauteurs: | , |
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2003
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Résumé
Plus d’un million de Grecs d’Asie Mineure et de Thrace orientale sont venus se réfugier en Grèce au début du 20e siècle, victimes d’un « génocide » revendiqué. Quarante ans après leur installation, leurs associations, avec l’aide de l’État grec, ont entrepris la construction de monuments commémoratifs dans des villes du Nord de la Grèce et dans l’agglomération athénienne. Situés dans des espaces publics, ces monuments se réfèrent à des thématiques mémorielles et identitaires plus ou moins larges, allant du buste d’un acteur de leur histoire récente à des ensembles monumentaux dédiés à l’Hellénisme d’Asie Mineure ou du Pont, ou encore au « génocide ». Ils ont pour fonction de transmettre aux nouvelles générations la mémoire des événements ainsi que celle de « patries perdues », qualifiées d’« inoubliables ». Reprenant la plus grande partie de l’iconographie grecque pontique, ces monuments, et les cérémonies commémoratives qui s’y déroulent chaque année, ont un fort contenu identitaire, contribuant au maintien, au sein de la société grecque, d’une identité propre à cette population de réfugiés et à leurs descendants.
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