Hubris et Nemesis ? Politique sociale et émeutes raciales : Watts, 1965

Résumé Dans les années 1960, le libéralisme réformiste américain atteignit son apogée avec la Grande Société et la Guerre contre la pauvreté, tandis que l’Administration du président Lyndon Baines Johnson faisait connaître à la cause des droits civiques des progrès sans précédent. Or le corollaire...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Coppolani, Antoine
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2003
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Résumé Dans les années 1960, le libéralisme réformiste américain atteignit son apogée avec la Grande Société et la Guerre contre la pauvreté, tandis que l’Administration du président Lyndon Baines Johnson faisait connaître à la cause des droits civiques des progrès sans précédent. Or le corollaire de ces progrès fut une succession d’émeutes raciales et une crise urbaine qui alla en s’aggravant. Cet article s’interroge sur l’hypothèse de l’enchaînement «  hubris et nemesis ». Une politique sociale audacieuse, quels qu’en soient les bienfaits par ailleurs, ne porte-t-elle pas en elle le double risque de ce que le politologue Albert Hirschman appelle « l’effet pervers » et la « mise en péril » (l’instabilité induite par les réformes contribue in fine à détruire les objectifs recherchés par les architectes des réformes) ?