Les conseils de guerre en temps de paix entre réforme et suppression (1898-1928)
Résumé À la suite de l’affaire Dreyfus, la justice militaire est considérée comme une justice d’exception, essentiellement répressive, qui attribue à des soldats des fonctions pour lesquelles ils n’ont pas été formés, suivant des procédures elles-mêmes contestables. L’obligation d’aider à l’applica...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2002
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
À la suite de l’affaire Dreyfus, la justice militaire est considérée comme une justice d’exception, essentiellement répressive, qui attribue à des soldats des fonctions pour lesquelles ils n’ont pas été formés, suivant des procédures elles-mêmes contestables. L’obligation d’aider à l’application de la politique anticléricale du gouvernement, à partir de 1902, met à l’épreuve le légalisme de l’armée et tend à confirmer l’inégale sévérité des sanctions pour les actes d’indiscipline des officiers et pour les fautes des simples hommes de troupe. Si la « Belle Époque » a été celle d’un adoucissement général des peines, la Grande Guerre marque un durcissement – de 600 à 650 hommes exécutés – qui, compte tenu des sacrifices consentis par les combattants, condamne, à terme, l’ancien Code de justice militaire. Celui qui est adopté le 9 mars 1928 consacre l’abolition des conseils de guerre.
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