Image, politique et communication sous la Cinquième République
Résumé La télévision a substantiellement modifié les termes de la communication politique en opérant une personnalisation des campagnes. La candidature de Jean Lecanuet, de ce point de vue, représente une rupture, tant en raison du score obtenu (sa candidature était initialement créditée de 3 % des...
Shranjeno v:
| Glavni avtor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2001
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Résumé
La télévision a substantiellement modifié les termes de la communication politique en opérant une personnalisation des campagnes. La candidature de Jean Lecanuet, de ce point de vue, représente une rupture, tant en raison du score obtenu (sa candidature était initialement créditée de 3 % des suffrages) que par le rôle attribué par le centriste au conseil en communication. Le primat accordé à l’image a en revanche eu tendance à affadir le débat politique, en faisant passer le contenu au second plan. Il fallait séduire et non plus convaincre. Faut-il dès lors déplorer cet affadissement et dénoncer l’État spectacle ? La question se pose en termes plus complexes. Les grands débats télévisés ont en effet contribué à animer la vie politique jusqu’aux années 1980. Mais les hommes politiques ont surtout appris à se servir de la communication télévisuelle, préférant aux émissions contradictoires les passages au JT, s’entourant de conseillers en communication, organisant avec un soin méticuleux les grandes confrontations aux élections présidentielles. Avec des résultats inégaux. Les politiciens se font plus rarement piéger. Mais le coût des campagnes s’élève, pour un gain limité : rien ne dit, en effet, que la télévision ait influencé le vote des Français. |
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