L'image comme preuve

Résumé En décidant de montrer des films dans l’enceinte du tribunal de Nuremberg comme preuve de la culpabilité des dignitaires nazis qui y étaient jugés, les Alliés ont d’abord voulu mettre en évidence le fait que le filtre de l’image a permis la vision de la violence génocidaire, aussi bien pour l...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Delage, Christian
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2001
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Résumé En décidant de montrer des films dans l’enceinte du tribunal de Nuremberg comme preuve de la culpabilité des dignitaires nazis qui y étaient jugés, les Alliés ont d’abord voulu mettre en évidence le fait que le filtre de l’image a permis la vision de la violence génocidaire, aussi bien pour les reporters confrontés à ses conséquences ou à ses traces visibles que pour les spectateurs des actualités cinématographiques et les personnes participant ou assistant au procès de Nuremberg. Ils ont en effet permis d’organiser un croisement des regards des protagonistes autour de ce que les nazis ont voulu montrer à la société allemande (l’autoreprésentation du Plan nazi, un montage composé uniquement d’actualités allemandes présenté le 11 décembre 1945) comme autour de ce qu’ils souhaitaient le plus souvent cacher (la violence génocidaire, Film allemand original (8 mm.) sur les atrocités commises contre les Juifs). Cette prérogative s’est également manifestée dans la manière dont les Alliés, délaissant un instant les archives écrites qui fondaient la mise en jugement des accusés, ont témoigné de leur propre expérience de la découverte des camps (Les Camps de concentration nazis, Les Atrocités des envahisseurs germano-fascistes en URSS), et des difficultés – passées et présentes – à en informer leurs opinions publiques respectives.