La construction de l'image comme matrice de l'histoire
Résumé À partir du 19e siècle, l’image est envisagée non plus comme document ou témoignage du passé, mais comme acteur de l’histoire. Tandis que le christianisme avait projeté un futur préformé par l’image du passé, le « nouveau christianisme » des saint-simoniens s’en remet aux artistes, « les homm...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2001
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Résumé
À partir du 19e siècle, l’image est envisagée non plus comme document ou témoignage du passé, mais comme acteur de l’histoire. Tandis que le christianisme avait projeté un futur préformé par l’image du passé, le « nouveau christianisme » des saint-simoniens s’en remet aux artistes, « les hommes à imagination », qu’il place à l’avant-garde de la société pour façonner son avenir : c’est à eux de la passionner pour son bien-être futur et de « transporter le paradis terrestre du passé vers l’avenir ». Le dernier tiers du siècle élabore sous le signe de la science, par les concepts d’« induction psycho-motrice » et de « suggestion », une image dont la vertu essentielle est d’affecter les corps, de produire ce que les saint-simoniens nommaient « une obligation d’agir » et de fonder ainsi un ordre social nouveau. Gustave Le Bon, Nietzsche, Bergson ou Georges Sorel théorisent cette puissance agissante de l’image que la propagande et la publicité mettront en œuvre, au 20e siècle, pour accélérer la course des masses vers le bonheur à venir. |
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