Produire pour le Reich

Résumé La débâcle de mai-juin 1940, l’armistice et l’occupation de la majeure partie de l’Hexagone furent une surprise complète pour les dirigeants nazis comme pour leurs ennemis. Après une première phase (été 1940) d’hésitations et d’adaptations à la nouvelle donne, l’occupant mit en place, à part...

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Κύριος συγγραφέας: Radtke-Delacor, Arne
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2001
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:Résumé La débâcle de mai-juin 1940, l’armistice et l’occupation de la majeure partie de l’Hexagone furent une surprise complète pour les dirigeants nazis comme pour leurs ennemis. Après une première phase (été 1940) d’hésitations et d’adaptations à la nouvelle donne, l’occupant mit en place, à partir de l’automne 1940 et grâce à l’orientation collaboratrice de Vichy, un appareil d’exploitation systématique mais encore limitée des ressources françaises sous le signe de la poursuite de la guerre. Avec le passage du Troisième Reich à la guerre totale, avec l’échec de la guerre-éclair devant Moscou et l’élargissement mondial du conflit, commença en France, au début de 1942, une nouvelle étape, marquée par l’emploi intensif des ressources disponibles au profit de l’effort de guerre allemand. Cette phase ne s’acheva qu’à la Libération. Au cours de ces trois phases majeures de la politique économique allemande des quatre années d’Occupation, trois stratégies fondamentales d’exploitation des territoires conquis furent mises en place. Inscrites au cœur des délibérations au sein du régime nazi à l’été 1940, elles furent appliquées simultanément ou successivement en France : politique classique de pillage pur et simple, stratégie plus subtile de relance de la production dans le pays occupé afin d’augmenter à long terme le « rendement » au bénéfice de l’économie de guerre allemande, exploitation physique incluant la stratégie de la chasse à l’homme et sa déportation au travail forcé hors du territoire occupé. Répondant à la poursuite de la guerre et à la politique de collaboration de « l’État français », la deuxième option se trouvait au centre de la pratique d’exploitation en France, à de brèves exceptions près (début et fin de l’Occupation, intermède de 1942-1943).