Le malaise des jeunes gaullistes en Mai 68
Résumé Créée en 1965, l’Union des Jeunes pour le Progrès rassemblait quelques milliers d’adhérents favorables à un gaullisme social souvent critique par rapport à l’UNR et au gouvernement pompidolien. Comptant surtout des étudiants, l’UJP ignora pourtant le malaise des nouvelles générations comme l...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2001
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Résumé
Créée en 1965, l’Union des Jeunes pour le Progrès rassemblait quelques milliers d’adhérents favorables à un gaullisme social souvent critique par rapport à l’UNR et au gouvernement pompidolien. Comptant surtout des étudiants, l’UJP ignora pourtant le malaise des nouvelles générations comme la crise des Universités et passa à côté de l’explosion de Mai. Après quelques initiatives maladroites, elle sombra dans un attentisme inquiet hormis quelques responsables et sections qui assurèrent une présence gaulliste minimale. Son sursaut fut tardif et coïncida avec celui du pouvoir. En fait, la crise de mai avait révélé les contradictions d’un mouvement partagé entre sa volonté de représenter la jeunesse et le respect de ses allégeances politiques, d’une organisation déchirée entre une minorité progressiste qui avait soutenu les étudiants révoltés au nom de la « Participation » et une minorité conservatrice qui voyait en Mai 68 une tentative insurrectionnelle à réprimer. Entre ces deux lectures radicales, la majorité des adhérents avaient balancé avant de se reconnaître dans la formule du Général : « La réforme oui, la chienlit non ».
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