L'invention du « devoir de mémoire »
Résumé L’expression « devoir de mémoire », si courue aujourd’hui, s’est affichée dès après la Libération dans le mouvement associatif des déportés. L’appel à la jeunesse (concours de la Résistance, interventions dans les établissements scolaires) que celui-ci s’organisa après 1954 relevait tout à f...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2001
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
L’expression « devoir de mémoire », si courue aujourd’hui, s’est affichée dès après la Libération dans le mouvement associatif des déportés. L’appel à la jeunesse (concours de la Résistance, interventions dans les établissements scolaires) que celui-ci s’organisa après 1954 relevait tout à fait de ce terme. Mais tout a changé depuis la fin des années 1970, quand une mémoire de la Shoah a pris son autonomie, en particulier sous l’action de Beate et Serge Klarsfeld, et a été inscrite à l’épicentre de ce « devoir ». Les médias ont vulgarisé l’expression, jusqu’à aboutir à l’élaboration d’une sorte de religion civique d’hommage aux victimes qui tente d’orchestrer le culte des valeurs résistantes.
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