« la traduction infidèle »
Résumé Il y a un an et demi paraissait chez Albin Michel la traduction française d’un livre essentiel de Joan W. Scott, La Citoyenne paradoxale (Only Paradoxes to Offer). La presse française lui fit peu d’écho, plus occupée à chroniquer l’ouvrage anecdotique, mais mondain, de Sylviane Agacinski,...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
|---|---|
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
1999
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Résumé
Il y a un an et demi paraissait chez Albin Michel la traduction française d’un livre essentiel de Joan W. Scott, La Citoyenne paradoxale (Only Paradoxes to Offer). La presse française lui fit peu d’écho, plus occupée à chroniquer l’ouvrage anecdotique, mais mondain, de Sylviane Agacinski, Politique des sexes. En plein débat sur la parité, une mise en regard des deux livres, publiés dans un mouchoir de poche, était pourtant éclairante : là où la Française s’enferre dans une casuistique très banale de la différence, l’Américaine s’efforce de situer l’argument de la différence dans son historicité et dans ses enjeux stratégiques : toute l’histoire du féminisme, comme mouvement politique « repose sur ce paradoxe : la nécessité d’affirmer et de refuser à la fois la "différence sexuelle" ». Professeur à Princeton, spécialiste de la société contemporaine française, Joan W. Scott relie les conflits entre "égalitaristes" et "différentialistes", qui émaillent l’histoire du féminisme français, au modèle républicain tel qu’il s’est établi au XVIIIe siècle.
|
|---|