Politique des confins
Avant d’ancrer la théorie aux données, il importe de s’assurer que les données recueillies sont bien arrimées à un terrain exploré de fond en comble. Il s’agit d’explorer la notion d’« épaisseur » appliquée à des protocoles d’enquête qui déploient un régime de prise de notes intensif, maximaliste...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2010
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Avant d’ancrer la théorie aux données, il importe de s’assurer que les données recueillies sont bien arrimées à un terrain exploré de fond en comble. Il s’agit d’explorer la notion d’« épaisseur » appliquée à des protocoles d’enquête qui déploient un régime de prise de notes intensif, maximaliste, avec de longues mises en récit et des chiffrages. Le récit circonstancié et les quantifications font alors partie intégrante de la version publiée, en tant que moment déjà analytique. Les théorisations, ainsi ancrées, ne perdent pas de vue le terrain et peuvent faire justice à l’amplitude de ce qui a été observé de trois manières : maintenir le trouble avant de théoriser, attester de la consistance d’un monde social invisibilisé, déplacer les catégories sociologiques. Cet article s’appuiera sur des ouvrages ethnographiques qui pratiquent ce type de prise de notes et mes propres travaux ethnocomptables sur les alternatives écologiques radicales.
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