Télétravailler pour la vie privée ?. Le rôle de l’activité et du « genre professionnel » dans l’appropriation du travail à distance

À partir d’une enquête menée dans deux organisations de la fonction publique, cet article met à l’épreuve le présupposé selon lequel les motivations des salarié·es pour télétravailler relèveraient avant tout de considérations individuelles liées à leur vie privée, pour montrer que les considérati...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Schütz, Gabrielle
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2026
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:À partir d’une enquête menée dans deux organisations de la fonction publique, cet article met à l’épreuve le présupposé selon lequel les motivations des salarié·es pour télétravailler relèveraient avant tout de considérations individuelles liées à leur vie privée, pour montrer que les considérations professionnelles sont loin d’être secondaires. La question de l’articulation entre vie professionnelle et vie privée tient une place importante, pour les femmes en particulier, mais le poids des contraintes domestiques varie selon l’autonomie temporelle conférée par la vie professionnelle, tout en étant mis en balance avec les contraintes de l’activité de travail. Par ailleurs, les logiques d’appropriation du travail à distance ne sont pas seulement individuelles : elles prennent sens dans des considérations élaborées et partagées au niveau d’un groupe professionnel ou d’un service, comme parties intégrantes de son « genre professionnel », lui-même tributaire de modèles de masculinité et de féminité forgés dans les collectifs de travail.