Protéger ou invisibiliser ses interlocuteurs : peut-on ouvrir les données ethnographiques ?
Le souci de protection de ses interlocuteurs est un des devoirs éthiques fondamentaux qui travaille tout ethnographe et qui l’a conduit traditionnellement à opter pour une anonymisation des interlocuteurs dans tout écrit ethnographique. Cependant, le contexte éthique du métier d’ethnographe a évolué...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2024
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le souci de protection de ses interlocuteurs est un des devoirs éthiques fondamentaux qui travaille tout ethnographe et qui l’a conduit traditionnellement à opter pour une anonymisation des interlocuteurs dans tout écrit ethnographique. Cependant, le contexte éthique du métier d’ethnographe a évolué vers une reconnaissance de ses interlocuteurs comme co-producteurs des données. Cette évolution rencontre depuis 2018 les nouveaux cadrages donnés par le Règlement général pour la protection des données (RGPD), puis par l’incitation à l’ouverture des données anthropologiques, deux directions perçues comme contradictoires. L’enquête que nous avons menée sur les pratiques des anthropologues chercheurs dans un laboratoire d’anthropologie sociale pendant la période 2018-2022 montre la diversité des stratégies d’anonymisation qui doivent se mettre en place lors du traitement des données collectées sur le terrain, le rôle du temps qui passe après l’enquête sur la question de la protection des informateurs, ainsi que celui que l’enquêteur peut dédier à la protection attentive de ces données et donc implicitement de ses interlocuteurs dans le processus d’anonymisation des données. |
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