Travailler à consommer
L’évitement des circuits marchands et des modèles de production dominants ouvre à un répertoire d’activités et de techniques variées : récupérer, revendre, recycler, réparer, faire soi-même, réduire ses besoins... Contrairement aux discours qui classent ces pratiques de consommation alternative selo...
Guardat en:
| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2017
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’évitement des circuits marchands et des modèles de production dominants ouvre à un répertoire d’activités et de techniques variées : récupérer, revendre, recycler, réparer, faire soi-même, réduire ses besoins... Contrairement aux discours qui classent ces pratiques de consommation alternative selon les motivations et le niveau de vie des acteurs (sommairement catégorisés comme « précaires » ou « bobos »), pour distinguer voire opposer ceux-ci, cet article d’ethnographie comparative est fondé sur l’analyse des pratiques et représentations des acteurs. Les terrains comparés montrent qu’un certain nombre de gestes, valeurs et représentations sont communs aux différents acteurs, suggérant l’invention d’une culture matérielle partagée, où faire avec peu signifie expérimenter en faisant par soi-même, et où l’évitement des circuits économiques dominants conduit à les contester, dans une démarche de consommation à la fois laborieuse et émancipatrice. |
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