« On n’est pas là pour casser du mâle »
À partir de l’étude de groupes féminins, réunissant principalement des agricultrices exploitant aux côtés de leurs conjoints, cet article examine comment ces espaces, où s’énonce un privé à la fois intime et professionnel, opèrent simultanément une politisation comme une dépolitisation des inégalité...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2017
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | À partir de l’étude de groupes féminins, réunissant principalement des agricultrices exploitant aux côtés de leurs conjoints, cet article examine comment ces espaces, où s’énonce un privé à la fois intime et professionnel, opèrent simultanément une politisation comme une dépolitisation des inégalités conjugales. En encourageant l’énonciation d’une subjectivité et en collectivisant les vécus, ces groupes de parole favorisent l’émergence d’une « conscience de genre », aident à l’identification de situations de domination masculine et se dressent comme supports de contestation de ces injustices. Pour autant, ces encouragements symboliques à l’autonomie ne transgressent pas complètement l’idéal conjugal qui scelle le socle économique de l’exploitation, et ce faisant, constitue une base affective, identitaire et professionnelle. Ainsi, les revendications d’égalité des agricultrices reposent sur un différentialisme qui maintient une distribution conventionnelle des rôles sexués et dote les exploitantes d’une mission tutélaire de préservation d’une conjugalité « respectable ». |
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