L’intervention de terrain face à la servitude volontaire
Cet article s’appuie sur deux recherches menées en psychodynamique du travail auprès de soignants exerçant en soins palliatifs, réalisées respectivement en période Covid et post-Covid. Il avance l’hypothèse que des stratégies collectives de défense contre la souffrance éthique étaient déjà à l’œuvre...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article s’appuie sur deux recherches menées en psychodynamique du travail auprès de soignants exerçant en soins palliatifs, réalisées respectivement en période Covid et post-Covid. Il
avance l’hypothèse que des stratégies collectives de défense contre
la souffrance éthique étaient déjà à l’œuvre avant la pandémie, permettant aux soignants de faire face aux transformations gestionnaires
de l’organisation du travail, désormais généralisées à l’ensemble des
secteurs du soin, y compris en fin de vie. L’existence de ces stratégies
défensives aurait facilité une adaptation active aux injonctions hygiénistes et sécuritaires introduites pendant la crise sanitaire, en limitant
l’émergence d’une souffrance éthique pathogène. L’article montre
comment ces stratégies collectives de défense peuvent être repérées
dans l’investigation clinique, et dans quelle mesure il est possible de
les déplacer afin d’aider les soignants à penser ce qui les fait souffrir
dans leur travail. Les résultats indiquent que, si les soignants parviennent à penser les rapports de domination auxquels ils sont soumis,
il demeure en revanche extrêmement difficile pour eux de penser le
versant complémentaire de cette domination : leur propre engagement
dans des formes de servitude volontaire. |
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