Éditorial

À partir de son vécu professionnel d’une vingtaine d’années au sein de Pôle Emploi (ex- Anpe), l’auteure, formatrice-psychologue clinicienne, analyse les effets psychiques de la déshumanisation de l’institution sur ses acteurs. Elle utilise aussi son expérience subjective pour démontrer comment l’in...

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Päätekijät: Gernet, Isabelle, Rolo, Duarte
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2017
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:À partir de son vécu professionnel d’une vingtaine d’années au sein de Pôle Emploi (ex- Anpe), l’auteure, formatrice-psychologue clinicienne, analyse les effets psychiques de la déshumanisation de l’institution sur ses acteurs. Elle utilise aussi son expérience subjective pour démontrer comment l’institution, dont la tâche primaire est d’aider les demandeurs d’emploi à retrouver du travail, reproduit dans son fonctionnement le symptôme d’exclusion qu’elle est censée traiter. Avec l’augmentation du chômage dans les années 1990, l’institution subit une pression quantitative croissante. Elle contraint les conseillers à recevoir les demandeurs d’emploi sur le flux, dans une organisation centrée sur des actes opérationnels, au détriment de l’écoute des usagers. En transformant la nature de la tâche primaire de l’institution, la fusion entre l’ Assedic et l’ Anpe en 2009 provoque un délitement de leurs liens collectifs, creusant encore davantage l’écart entre la tâche prescrite et le travail réel des agents, notamment au sein du service de formation interne où elle a travaillé. Au-delà des dysfonctionnements organisationnels, cet article analyse aussi le mal-être au travail sous l’angle des liens inconscients qui relient les sujets de l’institution.