Détruire les animaux inutiles à la production
RésuméÀ l’appui d’enquêtes de psychodynamique du travail réalisées en 2006 auprès de salariés en production porcine industrielle au Québec, cet article montre comment la destruction économique d’animaux est vécue comme un « sale boulot » qui va à l’encontre du sens moral que ceux-ci donnent à leur r...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2011
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméÀ l’appui d’enquêtes de psychodynamique du travail réalisées en 2006 auprès de salariés en production porcine industrielle au Québec, cet article montre comment la destruction économique d’animaux est vécue comme un « sale boulot » qui va à l’encontre du sens moral que ceux-ci donnent à leur relation de travail aux animaux. Élever, c’est contribuer à la vie des animaux en essayant de les sauver de la maladie et de la mort. C’est aussi avoir le courage d’assumer la responsabilité morale de la mise à mort des bêtes atteintes d’un mal incurable, afin de leur éviter des souffrances inutiles. Pour endurer ce travail de mort, les salariés déploient des stratégies collectives de défense. Cependant, l’adoption de conduites fondées sur un courage viril stigmatise les difficultés de ceux et celles qui ne parviennent pas à détruire des animaux, tandis que ces conduites sont elles-mêmes fragilisées par un turn over important. |
|---|