Didier Fassin, Richard Rechtman, L’empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Flammarion, Paris, 2007, 453 pages

RésuméLe présent article montre en quoi la pratique du dessin et de la peinture rend possible, au-delà de la maîtrise d’une technique, la vision de la vie originelle et singulière des choses et des corps. Il tente de restituer le trajet allant de cette vision à la formation du trait qui oriente à so...

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書誌詳細
第一著者: Robert, Hélène
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2008
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要約:RésuméLe présent article montre en quoi la pratique du dessin et de la peinture rend possible, au-delà de la maîtrise d’une technique, la vision de la vie originelle et singulière des choses et des corps. Il tente de restituer le trajet allant de cette vision à la formation du trait qui oriente à son tour l’œil de l’artiste vers la « face de l’invisible » (Hugo). Lorsqu’il se fait sismographe des mouvements les plus secrets d’un regard, le crayon du dessinateur, loin d’en devenir le simple écho ou l’herméneute, fait de ceux-ci les cocréateurs de son travail. Langage de l’imagination et du geste, œuvre perpétuellement débordée par l’infini, le dessin constitue, selon nous, l’opérateur d’une transformation possible de l’œil de l’artiste et de son modèle en cœur (d’où le néologisme « cœurœils »), en faculté de voir à partir du cœur du sensible.