Regard de l'autre et dynamique de la reconnaissance : un effet loupe sur les personnes qui ont des troubles mentaux au travail

RésuméLa réadaptation sociale par le travail des personnes présentant des troubles mentaux est une préoccupation majeure des professionnels de la santé et des organismes impliqués dans la santé mentale. Les obstacles à l’insertion professionnelle de ces personnes ont été bien documentés en termes de...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteurs: Saint-Arnaud, Louise, Saint-Jean, Micheline, Rhéaume, Jacques
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2004
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:RésuméLa réadaptation sociale par le travail des personnes présentant des troubles mentaux est une préoccupation majeure des professionnels de la santé et des organismes impliqués dans la santé mentale. Les obstacles à l’insertion professionnelle de ces personnes ont été bien documentés en termes de caractéristiques de vulnérabilité individuelle et en référence aux exigences techniques de la tâche. Très peu d’études ont porté sur le rôle des dimensions humaines du travail et en particulier des rapports sociaux au travail. La présente étude vise à comprendre l’influence des collectifs ou des équipes de travail sur les personnes vulnérables en raison d’un trouble psychiatrique, et à identifier les conditions qui permettent à ces personnes d’exercer leur différence et d’avoir accès malgré tout à la reconnaissance des pairs. La méthodologie utilisée a consisté en des entrevues individuelles réalisées auprès de travailleurs qui s’étaient absentés de leur travail pour une période allant de sept mois à plus de deux ans, en raison de troubles mentaux diagnostiqués et traités en psychiatrie. L’analyse du discours et de la trajectoire de ces personnes a permis d’identifier trois facteurs à considérer dans le processus de réinsertion professionnelle, soit : la prise de distance face au regard de l’autre, la nécessité d’éviter une rupture du lien à l’autre et, enfin, le rôle protecteur de l’ancrage dans un métier ou une profession.