Travail compulsif et effacement de la subjectivité : l'hyperactivité comme fuite
RésuméAujourd’hui, alors qu’il apparaît comme le symbole de la liberté de chacun et comme l’instrument de l’affirmation de sa subjectivité, le travail ne permet pas toujours au sujet de se posséder soi-même : chez certains individus, le statut de « travailleur » englobe l’identité tout entière. Le p...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2004
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | RésuméAujourd’hui, alors qu’il apparaît comme le symbole de la liberté de chacun et comme l’instrument de l’affirmation de sa subjectivité, le travail ne permet pas toujours au sujet de se posséder soi-même : chez certains individus, le statut de « travailleur » englobe l’identité tout entière. Le perfectionnisme, le besoin de tout contrôler et l’hyperactivité dominent l’existence de certains individus jusqu’à l’impossibilité, pour eux, de se détacher de leur activité : s’arrêter équivaut presque à se perdre à l’intérieur d’un vide et d’un abîme auxquels ils ne sont pas capables de faire face, sauf à se laisser complètement engloutir. C’est pourquoi l’on parle aujourd’hui de dépendance au travail ou encore d’addiction au travail. Et cela, afin de souligner comment le travail, au lieu d’être au service de l’accomplissement de soi, peut devenir l’occasion et la cause d’un épuisement du soi. |
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