Entre le chômage et l'engrenage des emplois précaires
RésuméÀ partir d’entretiens menés auprès d’anciens employés de la banque d’État de Sao Paulo, quelques années après qu’ils ont souscrit au « plan de démissions volontaires », l’auteur montre comment ceux-ci sont tombés dans l’engrenage de la précarité. Mais comment la banque a-t-elle réussi à leur f...
Сохранить в:
| Главный автор: | |
|---|---|
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
2001
|
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | RésuméÀ partir d’entretiens menés auprès d’anciens employés de la banque d’État de Sao Paulo, quelques années après qu’ils ont souscrit au « plan de démissions volontaires », l’auteur montre comment ceux-ci sont tombés dans l’engrenage de la précarité. Mais comment la banque a-t-elle réussi à leur faire prendre une telle décision ? Pour comprendre, l’auteur remonte à la période précédant la mise en place de ce plan. Elle en arrive ainsi à mettre au jour l’existence de deux logiques : la logique droits/sécurité – qui incitait à rester dans l’entreprise – et celle d’un travail dévalorisant – qui poussait à partir. Ces deux logiques coexistaient, étroitement imbriquées, jusqu’à la mise en place du processus de privatisation. La « ruse » des gestionnaires fut de les dissocier, en détériorant la première et en hypertrophiant la seconde. Dès lors, par un renversement spectaculaire, nombre de salariés ont été amenés à donner leur démission de façon non seulement parfaitement volontaire, techniquement parlant, mais en donnant de surcroît à cette démission le sens d’une libération. C’est en jouant sur le désir de réalisation de soi comme sujet que le libéralisme a pu atteindre son but : se séparer d’une bonne partie des travailleurs « surnuméraires ». |
|---|