Contrastes du féminin : de l’importance de l’œuvre de Juliet Mitchell pour la psychanalyse

L’œuvre de Juliet Mitchell constitue l’une des tentatives les plus rigoureuses pour articuler psychanalyse et féminisme. De Women: the Longest Revolution (1966) à Fratriarchy (2023), elle élabore une position singulière : utiliser la psychanalyse pour comprendre comment les lois du patriarcat...

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Auteur principal: Deles-Velins, Gilles
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2026
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’œuvre de Juliet Mitchell constitue l’une des tentatives les plus rigoureuses pour articuler psychanalyse et féminisme. De Women: the Longest Revolution (1966) à Fratriarchy (2023), elle élabore une position singulière : utiliser la psychanalyse pour comprendre comment les lois du patriarcat s’inscrivent dans l’inconscient, afin de les renverser. L’article retrace cette pensée autour de deux axes : l’axe vertical de la différence des sexes, lié à la transmission intergénérationnelle des interdits de parenté, et l’axe latéral du genre et de la fratrie, lié à la circulation du féminin comme position psychique partagée indépendamment du sexe. La confrontation avec Butler, éclairée par Rose, Kail et Bourdieu, fait apparaître que le malentendu récurrent dont cette œuvre fait l’objet est lui-même un symptôme de la difficulté que le féminin oppose à la pensée. La distinction entre différence des sexes et genre offre le cadre le plus propice pour penser le féminin sans céder ni au biologisme ni au volontarisme discursif.