De la barbarie, de l’impuissant pouvoir de l’art, de la performativité quand même

L’art et le pouvoir ont tous les deux à voir avec la représentation. Le pouvoir s’est imposé assez vite à homo sapiens comme une technique par laquelle un grand nombre est représenté par un petit nombre — et parfois un seul. L’art a affaire autrement avec la représentation. Son enjeu semble souve...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
1. Verfasser: Ardeven, François
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2019
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:L’art et le pouvoir ont tous les deux à voir avec la représentation. Le pouvoir s’est imposé assez vite à homo sapiens comme une technique par laquelle un grand nombre est représenté par un petit nombre — et parfois un seul. L’art a affaire autrement avec la représentation. Son enjeu semble souvent de représenter l’irreprésentable — le coït ou la mort — , et s’il y un pouvoir de l’art, il tient aussi paradoxalement dans son impuissance On prendra d’abord comme exemple l’avant-garde russe où pouvoir et art semblent danser ensemble et ensuite le fameux « verdict », comme dit Youssef Ishaghpour, de Theodor Adorno : « Ecrire un poème après Auschwitz est barbare ». Adorno semble retirer à l’art son pouvoir civilisateur. Le poète Paul Celan, dans un entretien intellectuel continu avec Adorno qu’il admirait aussi, ne l’entendait pas ainsi.