Les embarras du médecin psychiatre évaluateur face au handicap psychique
L’évaluation du handicap psychique pose des difficultés. Évaluer les besoins et non pas une incapacité, prendre en compte le point de vue de l’usager et les spécificités de son environnement sont des changements difficiles à mettre en place dans le cadre de la routine. Nous tentons de clarifier les...
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| Κύριοι συγγραφείς: | , |
|---|---|
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2018
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’évaluation du handicap psychique pose des difficultés. Évaluer les
besoins et non pas une incapacité, prendre en compte le point de vue de l’usager et les spécificités de son environnement sont des changements difficiles à mettre en place dans le
cadre de la routine. Nous tentons de clarifier les embarras rencontés dans l’évaluation des
situations de handicap en suivant deux questions : 1/ Est-ce que la psychiatrie, comme les
autres disciplines médicales, produit-elle du handicap et comment ? 2/ Les mesures de
compensation du handicap psychique renforcent-elles des processus d’aliénation mentale ? Nous pratiquons une revue de la littérature, une recherche de données quantitatives
et une compilation de situations cliniques significatives issue de la pratique de certains
auteurs de l’article. Plusieurs facteurs nous semblent augmenter l’éligibilité de personnes
aux prestations liées au handicap psychique : le « principe de ne pas nuire au patient » justifiant par exemple la reconduite automatique de certaine prestation. ; l’absence de débat
contradictoire sur un diagnostic médical ambigu pour l’évaluateur ; l’apparition de la souffrance psychique « auto-référencée » comme motif de compensation. La prise en compte
du point de vue de l’usager, la manière dont il envisage sa situation de handicap et la singularité réflexive qu’il présente nous semble être les conditions pour que les prestations
compensant le handicap psychique ne renforcent pas une situation d’aliénation mentale. |
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