À qui la faute ?
Freud a montré qu’une culpabilité inconsciente pouvait préexister à certains actes criminels. Selon lui, le sujet matérialise ainsi une culpabilité diffuse et très intense en la fixant sur un fait réel propre à lui valoir une punition. Toutefois, l’origine de certains crimes doit être située en-de...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awduron: | , |
|---|---|
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2017
|
| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Freud a montré qu’une culpabilité inconsciente pouvait préexister
à certains actes criminels. Selon lui, le sujet matérialise ainsi une culpabilité
diffuse et très intense en la fixant sur un fait réel propre à lui valoir une punition. Toutefois, l’origine de certains crimes doit être située en-deçà de cette
question de la culpabilité. À l’instar du cas présenté dans cet article, les sujets
utilisent l’acte pour répéter les exactions dont ils ont eux-mêmes été victimes
par le passé. Inconsciemment, ils essaient de faire sanctionner après-coup le
préjudice qu’ils ont auparavant subi passivement et qu’ils ont incorporé à leur
insu. En commettant leur délit, ils mettent sans le savoir en scène une position
de victime qui n’a pas été reconnue en tant que telle. Seule la maîtrise active
par l’acte semble permettre à ces sujets de renouer avec l’expérience insupportable de leur passivité de jadis. Ils défléchissent ainsi vers le dehors un noyau
traumatique dont l’existence leur demeure inconnue. La procédure judiciaire
joue en conséquence un rôle clef en permettant à ces sujets de se réapproprier
les éléments traumatiques de leur histoire.
|
|---|