L'ombre de l'enfant mort Clinique de l'infanticide
Si la mythologie et la religion catholique sont généreuses de représentations d’enfants martyrs, on peut appréhender la problématique de l’infanticide à partir de la place de l’enfant sacrifié qui sert de support et d’issue à un désastre interne. Au meurtre de l’enfant, semble correspondre la mise...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2012
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Si la mythologie et la religion catholique sont généreuses de représentations
d’enfants martyrs, on peut appréhender la problématique de l’infanticide à partir de la
place de l’enfant sacrifié qui sert de support et d’issue à un désastre interne. Au meurtre
de l’enfant, semble correspondre la mise à mort d’un état de détresse en même temps que
vient s’incarner et se vivre dans une douleur lancinante la terrible sensation d’une position
subjective construite et perdue pour l’éternité. L’article propose ainsi d’interroger la problématique de l’infanticide à partir d’une expérience clinique de mères rencontrées en
détention et du suivi d’un cas, Amélie. L’infanticide est envisagé comme un moyen
d’échapper à un vécu de profonde détresse alors auto-engendrée et mise en scène dans une
fusion mortifère avec l’enfant. Le passage à l’acte apparaîtrait comme le seul moyen de
faire figurer sur la scène externe ce qui de la fusion primitive renvoie à une désillusion
traumatique. Les bénéfices du passage à l’acte permettraient que la représentation de l’enfant mort, sacrifié, serve de contre-investissement à une douleur aliénante.
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