Lorsque l'homme est une abstraction pour l'homme
Prenant pour point de départ illustratif le rapport transférentiel au signifiant guerre et son effet-charge, ainsi que l’évocation de la misère animique du combattant et des populations soumises à la guerre, le texte déplacera le regard vers « la misère animique de ceux de l’arrière » (Freud), et...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2007
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Prenant pour point de départ illustratif le rapport transférentiel au signifiant
guerre et son effet-charge, ainsi que l’évocation de la misère animique du combattant
et des populations soumises à la guerre, le texte déplacera le regard vers « la misère
animique de ceux de l’arrière » (Freud), et la part de misère animique du sujet, au sens
de l’élan intrinsèque à la psyché primitive projetant dans une entité externe une part de
haine méconnue à elle-même. Partant du caractère défensif de la conscience morale et la
superstructure fragile de la culture en l’humain, on y montrera que c’est la matrice même de
transmission de la culture que la guerre atteint en premier lieu. La guerre altère et défigure
les signifiants de « la langue des impressions premières », langue qui, au plus proche
du corps maternel, avait été pour l’infans, la sensitivité parlante du monde. On y posera
également la question des modifications induites dans l’expression d’un nouveau rapport
d’abstraction à la guerre, et dans l’abstraction immémoriale conférée à l’autrehommeennemi – par la méconnaissance du théâtre de la guerre (caractéristique des générations
nord-américaines et européennes actuelles), ainsi que par le sentiment de toute puissance
qu’amplifient les nouvelles technologies des armes et l’informatisation médiatique. |
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