Sens et non-sens dans la psychiatrie contemporaine : le risque d'abus de certaines « nouvelles interprétations » scientifiques
Cet article vise non pas une violence comportementale mais une violence psychique, celle de l’hégémonie du sens. Il s’agit de la plus ou moins douce « violence » d’interprétation que pourraient véhiculer les nouveaux paradigmes de la psychiatrie moderne en refoulant ou en niant l’apport au savoir...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2007
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article vise non pas une violence comportementale mais une violence
psychique, celle de l’hégémonie du sens. Il s’agit de la plus ou moins douce « violence »
d’interprétation que pourraient véhiculer les nouveaux paradigmes de la psychiatrie
moderne en refoulant ou en niant l’apport au savoir de la psychanalyse. Ces paradigmes
attribuent aux faits objectivables et empiriquement observables une réalité et une causalité
première, sinon exclusive. La psyché est dépeinte comme une expression passive de la
biologie. Dans le même mouvement, ces nouvelles « interprétations » scientifiques font
l’économie de l’examen contre-transférentiel. La contribution du « sens » relationnel à
l’évolution psychique est soit minimisée comme un placebo, soit tout simplement évacuée.
Pourquoi s’accrocher à la vue des « faits » et abandonner la pensée et ses acquisitions
psychanalytiques ? La recherche frénétique d’un « roc » à la base du vécu psychologique
révèle à la fois le besoin désespéré de « convaincre » l’autre et la fragilité fondamentale
de la capacité du moi de fonctionner sans mise en miroir. Si l’autre ne « voit » pas la
réalité psychique si apparente au psychanalyste, ce dernier est-il aussi vulnérable au doute
que tout autre sujet, dans sa détermination à défendre ses perceptions face à une réalité
extérieure qui les réfute ? |
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