Langue totalitaire.
Notre interrogation porte sur les effets d’emprise produits par les mots du discours totalitaire sur la psyché des individus en les confrontant au pouvoir de ceux du discours religieux. La privation de la liberté de pensée et le recours aux illusions comme objets de croyance traduisent les effet...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2006
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Notre interrogation porte sur les effets d’emprise produits par les mots du
discours totalitaire sur la psyché des individus en les confrontant au pouvoir de ceux du
discours religieux. La privation de la liberté de pensée et le recours aux illusions comme
objets de croyance traduisent les effets de leur pouvoir d’aliénation.
Le journal de Victor Klemperer dans lequel il recense les mots de la langue du
Troisième Reich afin de résister à la force des mots de la propagande nazie, confirme ce
rapprochement avec la langue du religieux et permet d’en mesurer toute proportion gardée les risques de dérive qu’elle peut entraîner.
Orwell dans 1984, en créant une autre langue, le Novlangue, au service de l’idéologie
du Parti apporte une autre preuve que la destruction des mots mutile la pensée. Un exemple clinique illustrera la portée de préceptes religieux inscrits dans l’enfance sur la
construction d’un fonctionnement psychique aliénant. |
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