La mal de mère.

A partir de deux œuvres, l’une littéraire et l’autre plastique, nous nous sommes penchés sur le corps-machine mis à mal. Il s’agit d’une véritable esthétique du mal où les corps sont ouverts à l’image pour la jouissance de l’œil. Dans la nouvelle de Kafka, Dans la colonie pénitentiaire, le corps...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Autore principale: Masson, Céline
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2005
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:A partir de deux œuvres, l’une littéraire et l’autre plastique, nous nous sommes penchés sur le corps-machine mis à mal. Il s’agit d’une véritable esthétique du mal où les corps sont ouverts à l’image pour la jouissance de l’œil. Dans la nouvelle de Kafka, Dans la colonie pénitentiaire, le corps est mis à exécution par une belle machine et ainsi le corps devient gracieux et beau dans sa mise à mort. Dans l’œuvre photographique de Dolorosa, les propres enfants de cette dernière sont livrés à l’objectif, nus et dans des positions érotisantes arrangées pour l’occasion par leur mère avec la complicité de leur père. Ces photos génèrent un malaise chez le regardeur qui se voit témoin de cette mise en scène perversive. Photographier ses enfants est un moyen pour cette jeune photographe de ne pas « leur faire du mal » car pour elle l’acte photographique est « cathartique ». Quel mal de mère désigne-t-elle à l’image ? Quels corps violés simule-t-elle ? Quel désir d’adultes pour des enfants interroge-t-elle ?