Une « utopie » à la croisée de la psychiatrie et de la psychanalyse : la psychothérapie institutionnelle
Dans les années quarante, en pleine guerre, une critique politique et médicale de la structure de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban va entraîner sa transformation radicale et donner naissance à un mouvement dit de « psychothérapie institutionnelle ». C’est le Dr François Tosquelles, psychiat...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
|---|---|
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2004
|
| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans les années quarante, en pleine guerre, une critique politique et médicale
de la structure de l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban va entraîner sa transformation
radicale et donner naissance à un mouvement dit de « psychothérapie institutionnelle ».
C’est le Dr François Tosquelles, psychiatre catalan communiste exilé en Lozère qui conduit
cette expérience princeps avec quelques collègues. Il s’appuie sur deux référents théoriques :
la psychanalyse et le marxisme.
Cette idée utopique va essaimer dans les années cinquante et s’expérimenter ailleurs
et autrement, d’abord dans trois cliniques privées du Loir et Cher, Jean Oury à La Borde
(Cour Cheverny), Claude Jeangirard à La Chesnaie (Chailles) et Bidault à Saumery, puis dans
une clinique créée par la M.G.E.N. à La Verrière, avec Sivadon, avant d’influencer enfin les
psychiatres publics qui introduisent des réformes dans leurs services (Daumezon, Bonnafé,
Torubia, Gentis, à Orléans, Millon à Grenoble, Vermorel à Chambéry, Koechlin, etc.).
Des résultats thérapeutiques patents inspirent la réorganisation des soins psychiatriques
en France, commencée en 1960 : le « Secteur ».
Qu’en est-il de ce mouvement aujourd’hui où la politique de santé et la formation du
psychiatre se dégradent ? La passion qui animait les fondateurs pourra-t-elle se transmettre ? |
|---|