Tuer le temps
La désolation psychique n’est pas la solitude. Elle n’est pas non plus l’attente. C’est à partir de la clinique de la déprivation, celle dans laquelle le sujet est non seulement privé de la compagnie des autres, mais surtout de sa propre compagnie potentielle, que je voudrai aborder l’expérience...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2004
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La désolation psychique n’est pas la solitude. Elle n’est pas non plus l’attente.
C’est à partir de la clinique de la déprivation, celle dans laquelle le sujet est non seulement
privé de la compagnie des autres, mais surtout de sa propre compagnie potentielle, que je
voudrai aborder l’expérience psychique de désolation, comme expérience quotidienne du
sujet contemporain. Celle-ci renvoie à cette clinique de l’ennui où l’action se retire même
des actes de pensées, laissant le sujet en attente de rien, plongé dans une inhibition totale
que seule la fuite dans des agis auto-excitateurs peut chercher à tromper. Le cheminement
que je propose nous conduira à prendre en compte les dispositifs temporels de symbolisation de l’attente, en tant qu’ils se révèlent défaillants dans la relation addictive, et dans
ces « pathologies de l’instant » où domine la fascination pour le court-circuit de l’acte. |
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