Naissances latentes, la suspension de l'action et la genèse du temps humain
Dans cet article ici très brièvement résumé, Jean Guillaumin envisage les rapports de la temporalité et de l’acte ou de l’agir sous un angle freudien essentiel. Il s’agit de la clinique et de la métapsychologie de la subjectivation individuelle à partir du développement d’une capacité de rétention...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2004
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Dans cet article ici très brièvement résumé, Jean Guillaumin envisage les
rapports de la temporalité et de l’acte ou de l’agir sous un angle freudien essentiel. Il s’agit
de la clinique et de la métapsychologie de la subjectivation individuelle à partir du développement d’une capacité de rétention du premier noyau du Moi. Il se réfère à l’Esquisse et
montre comment le temps humain comme tel ne peut émerger que de la prise en charge par
l’appareil psychique d’une sorte de « quatrième dimension du temps » (en plus du passé,
du présent et de l’avenir), qui assure au sujet une position en surplomb sur l’écoulement
temporel permanent auquel l’acte est assujetti par la recherche de la décharge selon le
principe de plaisir/déplaisir, ordonné selon Freud à une finalité entropique. Pour l’auteur,
la notion d’une « latence », à la fois attente et intimité est ici centrale et ne se réduit pas à
la « période de latence ». L’immaturité naturelle de l’enfant humain le contraint à ne pouvoir
échapper temporairement à la destruction ou à l’auto-destruction incessante par la décharge
qu’au moyen même des dispositifs de freinage de l’action, que le monde extérieur l’aidera
à potentialiser à travers les échanges et emprunts renvoyant à d’autres sujets, « objectalisés »,
et à un ensemble humain doté de caractéristiques spécifiques. Ces caractéristiques incluent
la dimension de la sublimation et le développement de la culture et de la vie sociale comme
auxiliaires indispensables de la personnalisation individuelle, y compris dans la part de
sacrifice que l’individu doit faire aux autres pour en maintenir l’existence nécessaire, et dans
la part d’agressivité qu’il doit assumer et gérer pour en demeurer distinct sans en perdre le
bénéfice. La cure et tout le dispositif analytiques correspondent à la mise en place d’un
processus, à certains égards paradoxal, de recherche et d’ajustement de cette position
complexe, et souvent déréglée, d’amour et de deuil que le mode humain d’existence nous
impose. |
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