Des millions de cadavres dans les placards
Depuis une quinzaine d’années, les historiens tentent de mettre au jour les événements de la guerre de 14-18, tout en dévoilant l’étendue des censures et de l’« oubli » collectif dont ils ont été l’objet. Selon leurs analyses, la « guerre totale» a commencé en 1914, et, à défaut d’être reconnu et...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2002
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Depuis une quinzaine d’années, les historiens tentent de mettre au jour les
événements de la guerre de 14-18, tout en dévoilant l’étendue des censures et de l’« oubli »
collectif dont ils ont été l’objet. Selon leurs analyses, la « guerre totale» a commencé en
1914, et, à défaut d’être reconnu et élaboré, le déchaînement collectif de la violence et de
la cruauté s’est perpétué depuis, sans solution de continuité. Travaillant sur les processus
psychiques collectifs, petite-fille d’un fantassin survivant de la Grande Guerre et fille d’un
ancien maquisard, j’essaie d’analyser comment le déni du meurtre et de la cruauté m’a été
transmis et, ce faisant, de reconnaître la puissance des dynamiques de masse. Le rappel des
positions de Freud, pendant la guerre de 14-18 et après, permet de constater qu’il n’a pas
échappé à leur emprise, quelle qu’ait été, par ailleurs, la pertinence de ses analyses. En
dernière instance, il semble que notre inéducabilité narcissique, accrue par la culture
occidentale, entraîne notre soumission aux processus psychiques collectifs. |
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