« Donner et retenir ne vaut »

Si la retaliation est naturelle, en revanche la reconnaissance de la dette doit être apprise dès l’enfance (« Dis merci »). Elle constitue en effet un acquis fondamental qui conditionne l’établissement d’un lien de droit entre les personnes. Mais l’inconscient peut brouiller les cartes et la dett...

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Auteur principal: de Mijolla-Mellor, Sophie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Si la retaliation est naturelle, en revanche la reconnaissance de la dette doit être apprise dès l’enfance (« Dis merci »). Elle constitue en effet un acquis fondamental qui conditionne l’établissement d’un lien de droit entre les personnes. Mais l’inconscient peut brouiller les cartes et la dette se déplacer dès lors du créancier réel à un autre imaginaire auprès duquel il n’est pas possible de l’acquitter. Ou encore, le débiteur peut se trouver dans l’incapacité de la reconnaître parce qu’il se considère lui-même comme un créancier indéfiniment lésé. On tente ici, à partir d’exemples, de confronter la logique primitive qui régit le sentiment du « bon droit », qui est toujours celui du sujet, à celle qui préside à l’établissement des règles d’obligations.