Décrire le ‘français tout court’ : pourquoi et à quelles conditions ?
Parmi les apports de l’œuvre de Claire Blanche-Benveniste, nous nous arrêterons à l’idée que l’étude du français parlé constitue une voie d’accès privilégiée au « français tout court ». Le projet sous-jacent consiste à considérer que les données orales (ordinaires) permettent de voir des faits de la...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2023
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Parmi les apports de l’œuvre de Claire Blanche-Benveniste, nous nous arrêterons à l’idée que l’étude du français parlé constitue une voie d’accès privilégiée au « français tout court ». Le projet sous-jacent consiste à considérer que les données orales (ordinaires) permettent de voir des faits de langue qui n’apparaissent pas dans les productions écrites, du moins lorsqu’elles illustrent la forme standard. « Français tout court » invite ainsi à ne pas considérer une grammaire propre à l’oral et une propre à l’écrit, mais une « grammaire d’ensemble ». Cela implique d’une part un point de vue sur la variation qui ne repose pas sur une binarisation écrit / oral, formel / informel ou standard / non-standard, mais sur un continuum ; d’autre part, une revisite du fonctionnement des unités de la langue saisi à partir de données qui ne se limitent pas aux seules données standard afin d’en appréhender toute la potentialité expressive. Le propos est illustré à travers l’étude de certains pronoms dont l’emploi s’écarte de la description grammaticale traditionnelle sans nuire à l’interprétation, lorsque les conditions contextuelles nécessaires sont réunies. |
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