Villes sœurs et pays frères : le « sexe » des substantifs transféré en genre grammatical par adjectivation

Ce travail a pour objectif de démontrer le comportement particulier des Noms d’Humains (NH) lors de leur adjectivation en français. Dans la combinaison [Nom non Humain (NnonH) + NH de parenté ou de souveraineté], la cooccurrence des deux N est contrainte en fonction de leur sexe et genre ( pays frèr...

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Päätekijä: Fujimura, Itsuko
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2021
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Yhteenveto:Ce travail a pour objectif de démontrer le comportement particulier des Noms d’Humains (NH) lors de leur adjectivation en français. Dans la combinaison [Nom non Humain (NnonH) + NH de parenté ou de souveraineté], la cooccurrence des deux N est contrainte en fonction de leur sexe et genre ( pays frère, *pays sœur, ville sœur, *ville frère), tandis que dans [NnonH + NH affixé] se produit l’accord en genre ordinaire ( mouvement étudiant, vie étudiante). À l’opposé, l’accord en genre ne se produit pas lorsqu’il s’agit de deux NnonH munis d’un genre grammatical mais démunis de dénotation sexuelle ( mot clé, position clé). L’analyse détaillée de ces combinaisons, fondée sur un grand nombre de données, montre que la contrainte concurrentielle du premier type ne se produit pas nécessairement par l’analogie du second type. Certains NH comme mère, roi sont directement transférés en adjectif féminin ou masculin suivant le sexe d’origine sans passer par le patron dichotomique de l’accord morphologique. Nous affirmons enfin que l’analogie entre l’adjectivité et le trait humain en français provient de l’association entre le genre grammatical (m/f) et le sexe des humains.