La notion de grammaire usage-based chez Langacker. Emergence et développement

RésuméCet article retrace les étapes qui ont conduit Langacker de la grammaire transformationnelle jusqu’à un modèle qui rend compte de la productivité linguistique au moyen de schémas abstraits des formes en usage. Le rejet par Langacker de la grammaire générative provient avant tout de l’objectif...

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Päätekijä: Fortis, Jean-Michel
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2011
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:RésuméCet article retrace les étapes qui ont conduit Langacker de la grammaire transformationnelle jusqu’à un modèle qui rend compte de la productivité linguistique au moyen de schémas abstraits des formes en usage. Le rejet par Langacker de la grammaire générative provient avant tout de l’objectif premier qu’il assigne à la linguistique, et qui est de décrire la relation entre sens et forme. Cette approche « médiationnelle » (au sens de Huck et Goldsmith) transparaît dans les travaux de sa première période transformationnelle, par exemple dans ses études sur les interrogatives et dans sa tentative d’explication fonctionnelle des règles de mouvement. Le premier modèle grammatical original qu’il développe est dans la continuité de ces premiers travaux, et est marqué par l’héritage de la sémantique générative. Ce premier modèle évolue ensuite vers une théorie centrée sur la valence plus que sur la constituance. Dans ce modèle fondé sur la valence, la combinaison des signes vient à supplanter les règles génératives en tant que principe d’explication de la productivité linguistique. Cette évolution débouche sur une théorie où la composition des signes est un processus empiriste, fondé sur la reconnaissance de schémas, l’abstraction, et la catégorisation plus ou moins « floue ».