In memoriam Stanisław Karolak (1931-2009)
RésuméComme le montre l’exemple de la notation du verbe il y a, la transcription par écrit des données de langue parlée, qui n’est pas seulement un exercice de discernement auditif, exige de prendre parti à plusieurs niveaux de l’analyse. De nombreux transcripteurs notent ‘y a, y’a, en omettant le...
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| Principais autores: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméComme le montre l’exemple de la notation du verbe il y a, la transcription par écrit des données de langue parlée, qui n’est pas seulement un exercice de discernement auditif, exige de prendre parti à plusieurs niveaux de l’analyse. De nombreux transcripteurs notent ‘y a, y’a, en omettant le sujet il, pour la raison qu’ils ne l’entendent pas. Au-delà du verbe il y a, le phénomène pourrait signaler la disparition des sujets de verbes impersonnels en français contemporain. En consultant des corpus de langue parlée, on peut montrer que l’absence de il impersonnel ne concerne qu’une toute petite série de verbes, s’agit de, faudrait pas, et qu’elle est d’extension syntaxique limitée. Le verbe il y a est particulier dans la mesure où il met en jeu des phénomènes de contacts phonétiques entre i, l et un glide, qui font problème dans bien d’autres cas. Comme il est impossible de décider si le il est présent ou non, le plus prudent semble être d’adopter l’usage de la transcription en orthographe standard. |
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