Rattachement et rection en ancien français : le cas des constructions type « ço crei » ‘je crois'

RésuméCet article traite des problèmes liés à l’analyse syntaxique de verbes comme croire ou penser. Ceux-ci peuvent être recteurs de complétive, « je crois que tu viens », ou apparaître en construction incise, « tu viens, je crois », et ce dès l’ancien français. Avec l’existence, en ancien fran...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Glikman, Julie
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2010
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:RésuméCet article traite des problèmes liés à l’analyse syntaxique de verbes comme croire ou penser. Ceux-ci peuvent être recteurs de complétive, « je crois que tu viens », ou apparaître en construction incise, « tu viens, je crois », et ce dès l’ancien français. Avec l’existence, en ancien français, de subordonnées asyndétiques, des occurrences telles que « je crois tu viens » peuvent ainsi constituer des cas d’ambiguïté syntaxique, du fait de la double analyse possible, comme construction incise ou comme verbe recteur. L’auteur montre que, pour l’ancien français, la prosodie peut aider à l’analyse de ces constructions, ce qui l’amène à réinterroger les rapports prosodie – syntaxe en ancien français. Son analyse montre qu’il est possible d’observer des correspondances régulières entre position prosodique et analyse syntaxique, et que ces correspondances, si elles ne constituent pas des règles obligatoires et systématiques, se font toutefois l’écho de tendances, et permettent de fonder l’hypothèse selon laquelle il n’existe pas, ou peu, d’incises antéposées en ancien français.