Prédicats superlatifs à l'impératif
RésuméIl est bien connu que certains verbes psychologiques, tels que frapper ou méduser, ne peuvent être utilisés à l’impératif (cf. ??Méduse-moi!). Suivant l’explication traditionnelle, le problème vient de ce que l’entité dénotée par le sujet des verbes incriminés n’exhibe pas les propriétés ag...
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| मुख्य लेखक: | |
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| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
2008
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| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | RésuméIl est bien connu que certains verbes psychologiques, tels que frapper ou méduser, ne peuvent être utilisés à l’impératif (cf. ??Méduse-moi!). Suivant l’explication traditionnelle, le problème vient de ce que l’entité dénotée par le sujet des verbes incriminés n’exhibe pas les propriétés agentives que l’allocutaire d’un impératif est censé manifester. Pourtant, il n’est pas clair que le sujet de tous les verbes psychologiques à Expérienceur objet acceptables à l’impératif (cf. Etonne-moi!) soit plus agentif que celui des verbes problématiques. Par ailleurs, certains verbes d’état sont acceptables à l’impératif ( Aime-la!), ce qui remet encore en cause l’idée que l’impératif diagnostique vraiment l’agentivité. L’auteur part de l’observation que les verbes les moins acceptables à l’impératif sont des prédicats superlatifs : ils expriment un événement de très haut degré, et leur participe adjectival est incompatible avec l’adverbe très (cf. *très médusé versus très étonné). Suivant l’analyse proposée, le problème des „impératifs superlatifs“ vient de ce que les prédicats en cause ont un composant expressif qui tend à être interprété dans la portée de l’opérateur illocutoire directif. L’agrammaticalité résulte donc non pas de l’absence d’agentivité, mais d’un conflit entre la valeur expressive des prédicats superlatifs et la force illocutoire directive des impératifs. |
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