Les marqueurs d'intensité et les locutions verbales : quelques réflexions
RésuméIl est généralement admis que les marqueurs de degré beaucoup, autant, tant d’une part, et très, aussi, si de l’autre, sont en distribution complémentaire. Ceux-là peuvent désigner tant la quantité que l’intensité et portent sur les substantifs et les verbes. Ceux-ci ne désignent que l’inten...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | RésuméIl est généralement admis que les marqueurs de degré beaucoup, autant, tant d’une part, et très, aussi, si de l’autre, sont en distribution complémentaire. Ceux-là peuvent désigner tant la quantité que l’intensité et portent sur les substantifs et les verbes. Ceux-ci ne désignent que l’intensité et portent sur les adjectifs et les adverbes. Cette distribution n’est cependant plus valable dans le cas, parmi d’autres, de certaines locutions verbales, telles que avoir faim, où l’on rencontre plutôt les marqueurs de la seconde série. Ce phénomène n’est pas toujours aisément explicable par le sémantisme de sensation ou état, qui est souvent celui de ces locutions. Il reflète peut-être la tendance des intensifieurs « purs » à évincer, dans divers contextes, leurs concurrents à la fois intensifieurs et quantifieurs. En tout cas, cet emploi doit être noté dans le lexique comme propriété idiosyncrasique pour chaque locution verbale intensifiable. |
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