Les interprétations partitive et existentielle des indéfinis dans les phrases existentielles locatives

Résumé La thèse présentée ici repose sur le contraste entre certaines paires d’énoncés telles que [a]-[b] et [b]-[c] :[a] Il y a des cygnes noirs.[b] Il y a des cygnes sur le lac.[c] Il y a des cygnes qui sont sur le lac.Je tente d’expliquer ces contrastes en m’appuyant sur la littérature concernant...

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Auteur principal: Van de Velde, Danièle
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2006
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé La thèse présentée ici repose sur le contraste entre certaines paires d’énoncés telles que [a]-[b] et [b]-[c] :[a] Il y a des cygnes noirs.[b] Il y a des cygnes sur le lac.[c] Il y a des cygnes qui sont sur le lac.Je tente d’expliquer ces contrastes en m’appuyant sur la littérature concernant les relations entre existence et localisation, et en proposant une hypothèse unitaire pour rendre compte de l’interprétation des trois types d’énoncés. Selon cette hypothèse, les objets qu’ils introduisent dans le discours voient leur existence garantie par leur localisation dans un ensemble, la localisation spatiale ne jouant, même dans le cas de [b], qu’un rôle de second plan. Si l’ensemble de départ contient des objets de même nature que celui dont l’existence est assertée (les cygnes en général pour [a], les cygnes de l’univers du discours pour [c]), alors l’interprétation est partitive. S’il contient des objets de nature quelconque, réunis par la relation spatiale qu’ils entretiennent avec un même objet (le lac en [b]), alors on a une interprétation faible.