Préposition à éclipses
Résumé Les prépositions dites « faibles », à, de, en, ne peuvent pas se trouver devant QUE en français (il en va de même en anglais). Il importe peu que le QUE en question soit analysé comme une conjonction ou comme un pronom relatif. Deux solutions sont possibles en français : une solution...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
|---|---|
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2001
|
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Résumé
Les prépositions dites « faibles », à, de, en, ne peuvent pas se trouver devant QUE
en français (il en va de même en anglais). Il importe peu que le QUE en
question soit analysé comme une conjonction ou comme un pronom relatif. Deux
solutions sont possibles en français : une solution « pauvre » qui consiste à
supprimer la préposition, comme dans J’ai besoin
qu’il vienne, où l’on devrait avoir une préposition DE, comme dans
J’ai besoin de cela, et qu’on
analysera donc avec un DE sous-jacent, J’ai
besoin Ø qu’il vienne. Une solution « riche » qui consiste à ajouter
un CE servant d’appui, Je m’attends à ce qu’il
vienne. Dans les tournures clivées, la suite préposition + QUE n’est
pas davantage possible * c’est à sa mère à QUE je
pense. La solution « pauvre » consiste à enlever la préposition,
c’est à sa mère Ø que je pense. La
solution « riche » consiste à choisir, lorsque c’est possible, un pronom
relatif QUI ou LEQUEL, plus solide que QUE, c’est
à sa mère à qui je pense, c’est à sa mère à laquelle je
pense.
Dans les deux cas, la répartition entre les deux solutions ne
semble pas prévisible par des règles strictes. Cette répartition varie selon
les usages et il ne semble pas qu’on puisse voir une évolution diachronique de
l’une à l’autre des deux solutions. |
|---|