Régulation politique et régulation d'usage dans le temps de travail

RÉSUMÉ Dans cet article nous ne parlons pas de la régulation du temps de travail, mais des régulations sociales, au sens défini par Reynaud (1999), qui traversent la production de l’ordre temporel, centré sur le temps de travail, comme temps dominant : l’analyse d’une loi du 25 juillet 1994 autoris...

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Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: de Terssac, Gilbert, Thoemmes, Jens, Flautre, Anne
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2004
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:RÉSUMÉ Dans cet article nous ne parlons pas de la régulation du temps de travail, mais des régulations sociales, au sens défini par Reynaud (1999), qui traversent la production de l’ordre temporel, centré sur le temps de travail, comme temps dominant : l’analyse d’une loi du 25 juillet 1994 autorisant l’épargne de temps pour des congés de longue durée servira de terrain pour expliciter ces régulations sociales. Ces régulations sont d’abord politiques, dans la mesure où l’acteur politique donne la direction à suivre par les lois qu’il formule : ces régulations politiques sont avant tout cognitives, puisqu’elles consistent à élaborer des catégories pour lire la réalité, construire le problème et esquisser une solution. Si la régulation politique fixe le cadre des marchandages, elle s’accompagne de régulations locales que développent les destinataires qui donnent son effectivité à la loi : les destinataires, qu’il s’agisse des négociateurs produisant des accords collectifs ou des usagers utilisant ces accords, reprennent l’initiative face à la régulation politique centralisée. Nous terminerons cet article sur la question de savoir si les régulations d’usage du temps sont liées à la question du genre.